Pancréatite aiguë : reconnaissance et surveillance
Douleur épigastrique intense irradiant droit vers le dos, pire en position couchée et soulagée en se penchant vers l'avant ou en se recroquevillant, avec nausées et vomissements. La position que la personne adopte est en soi un signe clinique. Les deux causes habituelles sont les calculs biliaires et l'alcool. Interroger sur les deux, ainsi que sur les médicaments récents et les triglycérides. Tableau de laboratoire : une lipase nettement au-dessus de l'intervalle de référence est l'analyse la plus utile. Suivre le calcium, qui baisse, la glycémie, qui monte, et la fonction rénale. Le traitement initial est le liquide, l'analgésie et le repos du tube digestif. Le remplissage des premières heures est ce qui change le plus l'issue, si bien que la feuille des ingesta et excreta est un outil de traitement et non de la paperasse. Signaler un débit urinaire sous le seuil fixé. Surveiller les complications : tachycardie et hypotension persistantes par séquestration liquidienne, détérioration respiratoire, fièvre, et calcium qui baisse avec paresthésies ou crampes. L'analgésie se donne et se titre ; une douleur non soulagée dans une pancréatite n'est pas un signe de courage à admirer mais une raison de réévaluer. Au congé, enseigner la cause : abstinence complète d'alcool quand l'alcool est en cause, et suivi des calculs biliaires quand ce sont eux.