Embolie pulmonaire : reconnaissance et priorités

Le tableau classique associe une dyspnée soudaine, une douleur thoracique pleurétique, une tachycardie et une saturation qui chute, chez une personne qui a une raison d'avoir formé un caillot. En pratique, la présentation est souvent plus discrète : tachycardie inexpliquée, anxiété, saturation qui a glissé vers le bas, ou syncope. Rechercher ce qui a créé le risque : chirurgie récente, immobilité, long trajet, plâtre, cancer, grossesse ou post-partum, contraception hormonale combinée, antécédent d'événement. Un mollet enflé, chaud et sensible d'un seul côté appuie l'hypothèse. Y penser particulièrement quand l'examen respiratoire n'explique pas l'hypoxémie. Des poumons clairs chez une personne dyspnéique, tachycarde et hypoxémique sont l'association qui doit la faire soulever. Priorités immédiates : asseoir la personne, administrer l'oxygène, prendre des signes vitaux complets incluant la fréquence respiratoire, obtenir un électrocardiogramme, installer un accès veineux et signaler sans délai. Ne pas envoyer la personne marcher jusqu'à un examen. La fréquence respiratoire est le signe qu'on omet le plus souvent de compter et celui qui change le plus souvent en premier. La compter pendant une minute complète. Signes d'embolie massive : hypotension, altération de l'état de conscience, personne incapable de terminer une phrase.

Contenu clinique révisé par Ducamelle Louis, infirmière autorisée