Occlusion intestinale : reconnaissance et priorités

Quatre signes ensemble : douleur abdominale de type colique, vomissements, distension, et arrêt des selles et des gaz. L'absence de gaz est le signe qui distingue une occlusion d'un transit ralenti, et il faut la rechercher explicitement plutôt que la déduire de la feuille des selles. L'auscultation donne au début des bruits aigus et hyperactifs au-dessus de l'obstacle. Plus tard, l'abdomen devient silencieux, et le silence est ici une aggravation et non une amélioration. Interroger sur les chirurgies abdominales antérieures, les adhérences étant la première cause, et sur une hernie, qu'on examine. Priorités immédiates : rien par la bouche, accès veineux, liquides selon l'ordonnance, et sonde nasogastrique en décompression lorsqu'elle est prescrite. Consigner ce qui draine, son volume et son aspect, et l'inclure au bilan liquidien. Les électrolytes comptent : les vomissements et le drainage gastrique font perdre du potassium et du chlorure. Les suivre et transmettre les résultats. Signes d'étranglement, qui transforment la situation en urgence chirurgicale : douleur qui devient constante et intense plutôt que colique, fièvre, tachycardie, hypotension, abdomen rigide, lactate qui monte. Une personne à jeun avec une sonde en place a besoin de soins de bouche toutes les quelques heures. C'est l'intervention la plus souvent oubliée et celle dont elle se souviendra.

Contenu clinique révisé par Ducamelle Louis, infirmière autorisée