Coronarographie : avant et après l'intervention
Avant : vérifier la fonction rénale et les antécédents de réaction au contraste, puisqu'il s'agit d'une intervention avec produit iodé. Confirmer le jeûne, le plan d'anticoagulation et que le consentement est signé pour la bonne intervention. Repérer et consigner les pouls périphériques en aval du site d'accès prévu pendant que la personne est encore confortable ; cette valeur de référence est ce qui rend interprétable l'évaluation postopératoire. Après, accès radial : surveiller le dispositif de compression, la coloration, la chaleur, la sensibilité et la mobilité de la main, ainsi que l'aspect du poignet. Signaler une main qui devient pâle, froide, douloureuse ou engourdie. Après, accès fémoral : repos au lit, jambe droite, pour la durée prescrite. Vérifier le site inguinal et les pouls à la fréquence prescrite. Palper aussi sous la fesse et au flanc, car un saignement rétropéritonéal s'accumule là où on ne le voit pas. Une douleur dorsale ou lombaire soudaine avec hypotension et tachycardie est ce diagnostic jusqu'à preuve du contraire. Encourager les liquides pour éliminer le contraste, surveiller le débit urinaire, et guetter la douleur thoracique, qui après cette intervention ne s'écarte jamais. Enseigner avant le congé : l'aspect normal du site de ponction, la conduite en cas de saignement, et les restrictions d'activité avec une date.