Ponction lombaire : position, préparation et surveillance

Avant toute chose : il faut écarter une hypertension intracrânienne. Un œdème papillaire, un déficit neurologique focal ou une baisse de l'état de conscience justifient une imagerie avant la ponction, car retirer du liquide sous une masse intracrânienne peut provoquer un engagement. Position : décubitus latéral, dos au bord du lit, genoux ramenés vers la poitrine et menton fléchi, ou assise penchée vers l'avant sur une table. Le but est d'ouvrir les espaces intervertébraux. Maintenir la personne en position, et expliquer chaque étape au moment où elle se produit, est la contribution infirmière qui détermine le déroulement de l'intervention. Technique aseptique stricte du début à la fin. Si des cultures sont demandées, respecter l'ordre des tubes et les étiqueter au chevet. Après : décubitus dorsal pendant la durée prescrite et encourager les liquides. Surveiller la céphalée post-ponction, typiquement positionnelle, pire à la position assise et soulagée en position couchée. Signaler une fièvre, une raideur de nuque, une nouvelle douleur dorsale irradiant dans une jambe, ou un écoulement au site de ponction. Consigner la pression d'ouverture si elle a été mesurée et l'aspect du liquide. Un liquide trouble se transmet comme une donnée urgente.

Contenu clinique révisé par Ducamelle Louis, infirmière autorisée