Fracture de hanche chez la personne âgée : avant et après la chirurgie

Le tableau classique associe une jambe raccourcie et en rotation externe, une douleur à l'aine ou à la cuisse et une incapacité de mettre du poids. Dans une fracture non déplacée, la jambe peut sembler normale et la personne peut même marcher ; une incapacité persistante de mettre du poids après une chute mérite une imagerie même quand l'examen est rassurant. Avant la chirurgie : l'analgésie est la priorité et se donne plutôt que de se retenir. Une douleur non traitée dans cette population cause delirium, immobilité et pneumonie. Les blocs régionaux sont de plus en plus utilisés et sont efficaces. Une chirurgie précoce plutôt que tardive améliore la survie, si bien que tout ce que l'infirmière peut faire pour garder la personne prête compte : un jeûne géré sans déshydratation prolongée, une anticoagulation clarifiée, un bilan complété. Après la chirurgie, l'issue se joue sur quatre éléments : la mobilisation dès le premier jour, une douleur assez maîtrisée pour la permettre, la prévention du delirium et la prévention de la maladie thromboembolique. Dépister le delirium à chaque quart avec un outil validé. C'est la complication la plus fréquente et la plus souvent manquée, et elle ne fait pas partie du vieillissement normal. Ne pas oublier la cause de la chute. Une hanche réparée sans que la chute soit investiguée est une personne qui revient avec l'autre hanche.

Contenu clinique révisé par Ducamelle Louis, infirmière autorisée