Endoscopie digestive haute : préparation et surveillance

Le jeûne constitue toute la préparation : rien par la bouche pendant six à huit heures, liquides clairs parfois permis jusqu'à deux heures avant selon le protocole local. L'objectif est un estomac vide, à la fois pour voir et pour éviter l'aspiration. Retirer les prothèses dentaires avant l'examen et le consigner. Questionner sur les dents mobiles. La gorge est anesthésiée par un vaporisateur topique. Rien par la bouche tant que le réflexe nauséeux n'est pas revenu, ce qui se vérifie avant d'offrir à boire et ne se présume pas après un nombre fixe de minutes. C'est la source d'aspiration la plus fréquente après cet examen. Après : un mal de gorge et des éructations sont attendus. Ce qui ne l'est pas et doit être signalé immédiatement : une douleur thoracique ou abdominale qui augmente, une difficulté à avaler qui s'aggrave, une crépitation sous-cutanée au cou, de la fièvre, ou des vomissements de sang. Ces signes évoquent une perforation ou un saignement. Si une biopsie a été faite ou une lésion traitée, le risque de saignement est plus élevé et la surveillance se prolonge en conséquence. La sédation impose les mêmes restrictions que pour une coloscopie.

Contenu clinique révisé par Ducamelle Louis, infirmière autorisée